Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 09:48

http://www.revesdepapilles.com/

allez voir, inoubliable !

Par zab
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 14:38



Le mariage en CDD (contrat à durée déterminée)... Une députée bavaroise a mis en avant ce principe dans le cadre de son programme électoral.


Découvrez les les réactions des internautes sur


www.linternaute.com/actualite/temoignage/appelatemoin/2008/pour-ou-contre-un-mariage-en-cdd/


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et réagissez vous aussi !

Par zab - Publié dans : Mariage en CDD
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 14:31



Le thème de ma pièce est le mariage en contrat à durée déterminée.


Partant du constat que le divorce s'est généralisé jusqu'à devenir la norme, l'Etat a décidé de modifier l'institution du mariage... Mes personnages vivent ces nouvelles règles de vie commune différemment, en fonction de leur sensibilité et de leur caractère.


La distribution est composée de huit personnages.


Le style est léger mais pas le sujet ...


Je vous propose de lire un extrait de cette pièce et de me faire part de vos commentaires.


Bonne lecture et à bientôt !




             


 

 JE VOUS EN PRIE, ACCORDEZ-MOI UN CDI  

Pièce enregistrée SACD : numéro d’enregistrement 205876

 

      Accordez-moi un CDI…,

un Contrat à Durée Indéterminée… 

pas un CDD dont la durée est malheureusement déterminée. 

Ne me proposez pas non plus une mission d’intérim, ni un contrat de prestation de services ; ils ne me correspondent pas… 

Non, je vous en prie, accordez-moi un CDI…    

Les personnages : 

Charles, le recruteur

David, à la recherche d’un CDD
Marie, à la recherche d’un CDI

La mère de Marie, en CDI

Elisa, une amie de Marie, en CDD

Julie, la sœur de Marie, sans contrat

Hubert, un ami de David

L’inspecteur Bompar, ANPU (agence nationale pour l’union), section abus contractuels 
 



Scène 1


Le rideau s’ouvre sur une petite pièce chaleureuse, meublée avec simplicité : un bureau, une armoire forte, trois fauteuils, un grand ficus et quelques tableaux modernes. Un ordinateur, une console téléphonique et une lampe sont posés sur le bureau.Un homme d’une trentaine d’année, élégamment habillé, retire avec une grande délicatesse la poussière qui s’est déposée sur les feuilles du ficus. Ses gestes sont lents, presque féminins. Il donne la réplique en play back à Nemorino, en parfaite Adina (L’élixir d’amour - Donizetti), avec une agrafeuse en guise de micro. On frappe.Charles envoie un baiser au ficus, réajuste sa cravate, éteint la musique et lance en direction de la porte :  


CHARLES. Entrez…
 


Entre Marie.
 


MARIE. Bonjour Monsieur. Je suis Marie Bourgeois…
 


CHARLES, serrant la main de Marie avec entrain. Bonjour Mademoiselle. Charles Voltage. Installez-vous devant le bureau. J’arrive.
 


Charles se dirige vers la porte, l’ouvre et lance :
 


CHARLES. Flo, qu’on ne me dérange pas ; je rentre en entretien.
 

Il s’assied devant Marie. Sur le bureau, un dossier rose repose. A côté, une pile de dossiers bleus.Charles ouvre le dossier rose et en tourne les feuilles pour trouver le Curriculum Vitae de Marie. 


CHARLES. A nous, Mademoiselle. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, je crois ?
 


MARIE. Non, jamais.
 


CHARLES. Bien. Je me propose en préambule de vous présenter très succinctement notre cabinet. Ensuite, je vous décrirai la démarche que nous allons adopter tous les deux. Enfin, si vous le voulez bien, nous parlerons plus précisément de vous et de vos souhaits. N’hésitez surtout pas à m’interrompre si vous avez une question. D’accord ?
 


MARIE. D’accord
 


CHARLES, d’une traite. Commençons par le cabinet, donc. Sachez juste qu’il compte environ quatre cent cinquante consultants sur toute la France et s’est spécialisé dans le placement tout au long de ces soixante dernières années. Nous y gérons tous types de contrats : des CDD, des CDI, de l’intérim, des prestations de services … Notre objectif est double : satisfaire nos clients, bien sûr, et aider nos candidats à se développer et à progresser... Cet accompagnement est réalisé en fonction de l’expérience et du potentiel de chacun… Cela va sans dire... Ainsi, à partir du moment où vous avez franchi le pas de cette porte, votre dossier fait l’objet d’un suivi personnalisé. En l’occurrence, c’est moi-même qui vous coacherai. J’ai dix ans d’expérience dans le domaine et je peux vous assurer que nous allons trouver, parmi l’ensemble des annonces que j’ai en ma possession, celle qui vous correspondra.
 


Charles désigne la pile de dossiers bleus disposée sur son bureau.
 


CHARLES. En ce qui concerne les honoraires, mon assistante, Florence, vous l’a peut-être dit, l’agence facture cinq mille euros. Je souhaitais juste vous préciser que si la période d’essai s’avère non concluante, la moitié de cette somme vous sera remboursée. Tout va bien jusqu’ici ?
 


MARIE. Oui, c’est très clair.
 


CHARLES. Bien, attardons-nous à présent sur vous… J’ai lu les documents vous concernant. Intéressant. Pourriez-vous avoir la gentillesse de me présenter votre parcours, s’il vous plaît ? Nous parlerons ensuite plus précisément de ce que vous recherchez.
 


Marie, un petit peu intimidée, décroise les jambes et met les mains à plat sur sa jupe.
 


MARIE. Je m’appelle Marie Bourgeois. Je suis née en 2020 à Paris et j’y ai fait toutes mes études. A partir de dix huit ans, j’ai effectué quelques stages. En général, ils n’excédaient pas trois à quatre semaines. Mais, malgré cela, j’ai beaucoup appris. Les environnements dans lesquels j’ai évolué étaient variés et les personnes que j’ai rencontrées ont eu la gentillesse de prendre le temps de me former. Ces expériences m’ont apporté de la rigueur, de l’écoute et de la confiance en moi.
 


Marie reprend sa respiration et poursuit.
 


MARIE. A la fin de mes études, j’ai cherché un CDI. J’ai envoyé un grand nombre de candidatures spontanées mais je n’ai obtenu aucune réponse positive. A force de recevoir des courriers type vantant mes mérites mais regrettant de ne pouvoir m’apporter une réponse favorable, je me suis résignée et j’ai étudié les annonces proposant des CDD. Hélas, je n’ai pas eu plus de succès. Comme je suis optimiste et volontaire, j’ai décidé de me contenter de missions d’intérim en me fixant comme objectif de consolider mes précédentes expériences et de rechercher ensuite un contrat plus stable. Voilà. Cela fait deux ans que j’ai passé mon diplôme. J’ai changé souvent de mission, j’ai rencontré beaucoup de personnes. Mais je ressens aujourd’hui une sorte de frustration. Au travers de ces expériences, je n’ai pas réussi à construire quoi que ce soit. Les missions sont trop courtes. Les personnes passent et les relations éphémères créées sont bien vite oubliées. Je veux vraiment avoir maintenant une situation stable. Je veux construire une relation dans le temps et je pense être suffisamment mûre pour y parvenir.
 


CHARLES. Je peux comprendre votre point de vue, Mademoiselle. Cependant, vous le savez comme moi, obtenir un CDI est presque impossible actuellement.
 


MARIE. Oui, je le sais mais j’ai la conviction que je suis faite pour le CDI.
 


CHARLES. Allons ! N’envisagez pas l’avenir via un CDI. Cela vous exposerait à de trop grosses déceptions.
 


MARIE. Mais je suis sûre que je ne suis pas faite pour les expériences courtes. Oh ! S’il vous plaît, donnez-moi une chance. Je vous en prie, présentez-moi pour un CDI. Je ne vous décevrai pas. Et puis, si je devais vous décevoir, il y a la période d’essai…
 


Charles prend son stylo et le fait rouler délicatement entre ses doigts.
 


CHARLES. Hum, c’est délicat. Je vais peut-être vous paraître un peu brutal mais il n’est même pas envisageable de continuer à discuter ensemble sur ce terrain-là. Le nombre de CDI est fixé par la Loi, je ne vous apprends rien. Il faut donc attendre qu’un se libère pour pouvoir postuler. Et je peux vous dire que ceux qui ont un CDI ne le quittent pas facilement. Mais, bon, imaginons, par chance, qu’un CDI se libère rapidement, la concurrence serait trop rude… Regardons objectivement la situation. Sans parler de vos chances de réussir ensuite la période d’essai et enfin de passer le concours, avec un curriculum vitae comme le vôtre, vous ne feriez pas le poids dès l’étape de la présélection. Vous n’avez pas encore assez d’expériences à votre actif…
 


MARIE. Mais alors, que me proposez-vous ?
 


CHARLES. … un CDD. Croyez-le, votre profil m’intéresse énormément. Je n’ai pas beaucoup de candidates ayant votre sensibilité. Un CDD serait-il susceptible de vous agréer ?
 


MARIE. Il n’y a vraiment aucun moyen de me proposer un CDI ? Je peux attendre, s’il le faut.
 


CHARLES: Je serais malhonnête de vous conseiller d’attendre. Les risques sont trop importants.
 


Marie regarde ses mains longuement. Elle relève la tête et esquisse un sourire un peu triste.
 


MARIE. Bien… S’il n’y a pas de possibilité en CDI, je veux bien regarder les CDD. C’est renouvelable une fois, c’est ça ?
 


CHARLES. Oui, une seule fois. Mais la période initiale courre de 6 à 18 mois et le renouvellement peut se faire sur la même durée.
 


MARIE. Etudions les CDD, alors.
 


Charles extrait quelques dossiers bleus de la pile disposée à côté de lui et les pousse devant Marie avant de l’inviter à les consulter.
Marie passe en revue les dossiers, assez rapidement. 


CHARLES. Vous n’avez pas eu à vous occuper d’enfants ?
 


MARIE. Non, pas encore.
 


CHARLES. Bien…
 


Marie s’est arrêtée sur un des dossiers.
 


MARIE. Celui-ci a l’air intéressant. Hum, oui… Il paraît très sympathique, voire attirant, vous ne trouvez pas ?
 


Charles sourit et plisse légèrement les yeux en répondant à Marie.
 


CHARLES. Oui, je partage votre avis sur son physique…Mais je ne suis pas sûr qu’il vous convienne. Il a une personnalité un peu abrupte. Prenez votre temps, vous avez d’autres possibilités.
 


MARIE. Non, j’ai trouvé. Les autres ne m’intéressent pas ; c’est chez lui que je veux aller.
 


CHARLES. Vous êtes sûre ? Je suis un peu réticent… David n’est pas vraiment la personne chez qui je vous aurais envoyée. Il est tout à fait contre le CDI, vous savez.
 


MARIE. Ah bon ?
 


CHARLES. Oui, en général, il ne me demande que des intérimaires. Là, pour des raisons pratiques – il risque de s’absenter quelques mois – il préfèrerait quelqu’un qui puisse assurer le quotidien pendant son absence. Et puis, j’ai cru comprendre que la formation des intérimaires commençait à lui peser. C’est vrai que c’est un investissement. Il faut sans cesse expliquer les mêmes choses… Cela peut devenir contraignant. Mais si vous êtes décidée…
 


MARIE. Oui, c’est lui.
 


CHARLES. Alors, nous pouvons tenter. Je vais lui soumettre votre CV. Sachez que ce n’est cependant pas acquis. Il lui arrive de me renvoyer assez régulièrement les intérimaires que je lui adresse. Il est très exigeant.
 


MARIE. C’est étonnant, il a l’air tellement charmant…
 


Marie se lève et se rapproche du public en regardant le dossier.
 


CHARLES. Ca, pour être charmant…Mais, comment vous dire, mademoiselle, Marie… permettez-vous que je vous appelle Marie ? Il n’y a pas que le physique… il y a aussi le reste…
 


Marie répond en regardant le public.
 


MARIE. Quel reste ? Si c’est pour une durée déterminée, à quoi bon se préoccuper du reste ?
 


Elle retourne s’asseoir.
 


CHARLES. Bien… Je transmets donc votre candidature à David ?
 


MARIE. Oui, avec plaisir, merci.
 


CHARLES. Vous souhaitez postuler sur un autre poste au cas où nous aurions un retour négatif de David ?
 


MARIE. Honnêtement, je n’ai pas vu d’autres postes qui seraient susceptibles de m’intéresser.
 


CHARLES. Bien, alors, arrêtons-nous là. Vous aurez un retour d’ici deux à trois semaines. N’hésitez pas à
me rappeler si je ne vous ai pas contactée dans un mois. Nous reprendrons alors rendez-vous afin d’étudier d’autres offres ensemble.
 


MARIE. Merci beaucoup de votre gentillesse.
 


CHARLES. Mais je suis là pour vous aider.
 


MARIE. Au revoir Monsieur
 


Charles, souriant, rectifie :
 


CHARLES. Charles…Au revoir Marie.
 


Charles raccompagne Marie à la porte. Il ferme derrière elle, se dirige vers son bureau, prend une oreillette, l’installe à son oreille et la connecte.
Il compose un numéro sur la console. 


CHARLES. Allô, David ? Oui, bonjour David, Charles Voltage. Comment allez-vous ? … Bien … Ah ! … Bon… Ecoutez, je vous appelle pour vous annoncer que j’ai une candidature très intéressante à vous présenter. Oui, oui, un CDD… C’est bien ce que vous vouliez ? Bon… Alors, en fait, il s’agit d’une jeune femme de 24 ans… Non, on ne peut pas dire qu’elle ait une expérience très importante. Cependant, elle est volontaire, structurée et sensible. Elle a par ailleurs un grand sens de l’écoute. Je la pense assez consensuelle… Non, non, ne vous méprenez pas, elle a du caractère, croyez-moi ! Voilà, je souhaitais vous proposer de vous envoyer son CV. Lisez-le tranquillement. Vous me rappellerez ensuite pour me dire si elle vous convient. OK ?… Hum, elle est brune, pas très grande, mince. Elle correspond à vos critères de sélection. C’est ça… Bien, je vous souhaite une bonne fin de journée, David. Ah, juste pour information, elle s’appelle Marie Bourgeois. Voilà… Au revoir David.
 


La lumière s’éteint.
 



Scène 2


 
La partie gauche de la scène reste dans l’ombre.La lumière s’allume sur la partie droite, dans un appartement parisien. Un salon confortable, très bien arrangé. Au milieu, un canapé rouge et une table sur laquelle est posé un énorme bouquet de fleurs.
Entre Marie, radieuse. Elle sourit. 


MARIE. David, merci beaucoup pour ces fleurs. Ce n’était pas nécessaire, tu sais.


Voix off de DAVID. Allons, c’est juste pour avoir la paix. La perspective de passer une soirée avec un cocker larmoyant qui mastiquerait sa rancœur parce que j’aurais oublié de fêter ce premier anniversaire m’a décidé à franchir le seuil du fleuriste.  


Marie tire la langue vers la pièce dans laquelle se trouve David puis met sa tête dans le bouquet pour inhaler le parfum des fleurs.
David entre dans la pièce en souriant largement, prend la tête de Marie dans ses mains afin de l’extraire du bouquet et l’embrasse sur la bouche : 


DAVID. Bon anniversaire mon amour. Un mois… Dire que je devais partir en mission et que je n’ai pas encore fixé la date de mon voyage… ! Tu sens bon, ma belle.
 


MARIE. Tu cherches à m’amadouer, toi ! Sache que je suis insensible aux fleurs.
 


David, ouvrant grand les bras :
 


DAVID. O rage, ô désespoir, encore cent cinquante euros fichus par la fenêtre. Dans quel monde cruel vivons-nous ? Bah, je les offrirai à Madame Ramirez. Cette brave femme saura les apprécier, elle.
 


MARIE, suffoquant. Cent cinquante euros ??? Non… tu n’as pas payé ce bouquet cent cinquante euros ?
 


David hausse un sourcil, incrédule :
 


DAVID. Ingrate…
 


Marie se lève et s’approche en souriant :
 


MARIE. Enfin, … on va considérer que cela partait d’un bon sentiment ! A moins que ce geste ne soit purement intéressé ? Aurais-tu peur de ce que je vais inscrire dans ton évaluation ?
 


D
avid rit. 


DAVID. Oui. Je ne dors plus depuis une semaine, …
 


DAVID, se jetant sur le canapé. …j’ai mal à l’estomac et j’ai des étourdissements à chaque fois que j’y pense. Voilà, c’est dit.
 


Marie lui sourit puis reprend un air sérieux :
 


MARIE. Bon, on s’y met ? Où as-tu rangé les papiers, mon amour ?
 


DAVID. Les voilà.
 


MARIE. Alors, tu commences ou tu souhaites qu’on remplisse d’abord le mien ?
 


DAVID. Commençons par le tien.
 Marie ouvre un dossier, prend un stylo et commence à lire les questions, une par une.  

[...]


N'hésitez pas à me demander l'intégralité de la pièce !

Par zab - Publié dans : Mariage en CDD
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